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La place financière suisse

La Suisse compte parmi les premières places financières au monde – et parmi les plus com-pétitives. Deux villes suisses, Zurich et Genève, occupent aujourd’hui respectivement les deuxième et sixième rangs en comparaison européenne*. Le secteur financier, qui com-prend le secteur des banques et celui des assurances, contribue de manière déterminante à la prospérité de notre pays.

En 2017, le secteur financier a généré une valeur ajoutée brute de près de CHF 60 milliards, soit 9,2% de la performance économique globale de la Suisse. En d’autres termes, environ un franc de valeur ajoutée sur dix provient du secteur financier. Plus de la moitié de cette contribution a été le fait des banques (CHF 31 milliards). En raison de ses multiples interconnexions économiques, le secteur financier a produit une valeur ajoutée supplémentaire à hauteur d’environ CHF 24 milliards dans d’autres branches.

Un pilier économique important

Malgré un environnement évolutif et exigeant, le secteur financier demeure un pilier important de l’économie suisse. Si sa valeur ajoutée brute s’est inscrite en baisse en 2016 (-2,4%), elle a enregistré une croissance légèrement supérieure à la moyenne suisse en 2017: la valeur ajoutée brute totale de la Suisse, corrigée de l’inflation, a augmenté de 1,7% alors que celle du secteur financier affichait une hausse de 1,9%.

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L’importance du secteur financier apparaît également au regard du nombre de ses salariés: environ 208 000 (en équivalents plein temps) en 2017. C’est donc près de 5,4% de la population active suisse qui travaille dans le secteur financier, dont deux tiers (136 000 personnes) dans les banques.

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Le secteur financier contribue aussi grandement aux recettes fiscales de la Suisse. En 2017, il a versé CHF 16,5 milliards aux caisses de l’Etat, ce qui représente 11,5% du total des recettes fiscales de la Confédération, des cantons et des communes. La part des banques s’est élevée à CHF 12 milliards.

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Une contribution indirecte substantielle

Solidement enracinées dans l’économie suisse, les entreprises du secteur des banques et des assurances favorisent l’essor d’autres secteurs. Elles génèrent ainsi indirectement de la valeur ajoutée, des emplois et des recettes fiscales en dehors du secteur financier. La valeur ajoutée indirecte du secteur financier s’est élevée en 2017 à CHF 24 milliards. Elle progresse surtout dans le secteur bancaire, en raison notamment de l’adaptation des modèles d’affaires, de la numérisation et de l’externalisation vers d’autres branches. En 2017, la valeur ajoutée indirecte du secteur des banques s’est inscrite en augmentation de 10,3% par rapport à 2016, à CHF 16,7 milliards.

L’effet indirect en matière d’emploi représentait en 2017 plus de 250 000 postes à plein temps (dont plus de 170 000 dans les banques). Directement et indirectement, 12% des emplois en Suisse sont ainsi liés au secteur financier.

Ce dernier a généré des recettes fiscales indirectes à hauteur de quelque CHF 2,8 milliards, en sus des CHF 16,5 milliards de recettes fiscales directes. Au total, 13,5% de tous les impôts perçus en Suisse sont donc directement ou indirectement liés aux activités du secteur financier.

De solides perspectives

La numérisation amène à créer de nouveaux produits et services ainsi qu’à adapter les processus, de sorte que la tendance à l’externalisation des emplois vers d’autres secteurs est appelée à se poursuivre, en particulier dasn le secteur bancaire. Il devrait en résulter principalement une externalisation croissante des prestations et une augmentation de la demande de prestations en amont. Non seulement la valeur ajoutée, mais aussi les emplois seront donc en partie transférés vers des entreprises qui, statistiquement, n’entrent pas dans la catégorie des banques.

Les taux d’intérêt négatifs, la forte concurrence et la numérisation compriment les marges. Le secteur financier restera dès lors soumis à l’impérieuse nécessité d’augmenter sa productivité. Pour les douze mois à venir, on anticipe une hausse de la valeur ajoutée brute réelle, tant dans le secteur des banques (+3%) que dans celui des assurances (2,5%). A moyen terme, dans le secteur des banques, la valeur ajoutée devrait afficher une croissance directe d’environ 2% par an.