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2015/12/01 00:00:00 GMT+1

Prise de position de l’Association suisse des banquiers (ASB) relative à l’initiative Monnaie pleine

L’Association suisse des banquiers (ASB) rejette catégoriquement l’initiative Monnaie pleine déposée aujourd’hui. Cette initiative, qui renchérit les hypothèques et les crédits, joue de manière irresponsable avec les emplois, les recettes fiscales, le système économique fiable et performant de la Suisse ainsi que la prospérité de notre pays.

L’initiative Monnaie pleine a des incidences sur l’économie réelle et les PME, car:

  • elle bureaucratise et restreint l’approvisionnement de l’économie en monnaie. Il en résulte un renchérissement des crédits pour toutes les entreprises. Les plus affectées sont les PME de taille trop modeste pour accéder au marché des capitaux et qui dépendent de crédits bancaires.
  • elle entrave des investissements judicieux, ce qui entraîne des pertes d’emploi.
  • elle crée un sentiment d’insécurité susceptible de durer plusieurs années en ce qui concerne le marché financier suisse. La place financière suisse, qui occupe une place importante au niveau international, s’en trouve gravement menacée.

L’initiative Monnaie pleine a des incidences sur les citoyennes et les citoyens suisses, car:

  • elle pénalise les épargnants, dont les économies sont encore moins rémunérées.
  • elle contracte l’économie, avec comme conséquence des pertes fiscales qui devront être compensées par nous tous. L’augmentation promise des bénéfices liés à la création monétaire en faveur de la collectivité est un leurre.
  • elle renchérit les hypothèques. Les Suisses seront ainsi moins nombreux à pouvoir réaliser leur rêve d’acquérir leur logement.

Les problèmes que l’initiative prétend résoudre sont globalement déjà résolus:

  • La Suisse a l’un des régimes too big to fail les plus stricts au monde. Le système financier suisse n’a pas besoin de la monnaie pleine pour être sûr.
  • Les dépôts des épargnants sont protégés par la garantie des dépôts.
  • La création monétaire ne permet pas aux banques de réaliser des profits sans risque aux frais de tiers. Au contraire: les banques, en tant que fournisseurs de crédit, supportent un risque considérable. C’est leur rôle économique, qu’elles assument en Suisse avec grand succès.