|
Bâle, le 19 décembre 2005 – L’Association suisse des
banquiers (ASB)
soutient, sur le principe, la mise en œuvre prochaine de Bâle II en Suisse. Elle a toutefois encore
des réserves quant au calibrage provisoire. Le calibrage final, à compter de début 2006, devra trouver
le bon équilibre entre les avantages d’une réglementation convaincante et ses désavantages concurrentiels
en comparaison internationale - désavantages qu’il conviendra de minimiser.
On
désigne par «Bâle II» l’accord révisé sur les fonds propres du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire.
En tant que soft law, Bâle II n’est pas d’applicabilité directe mais doit être
transposé en droit national. La Commission fédérale des banques (CFB) a coordonné la transposition législative
en Suisse dans le cadre d’un groupe de travail mixte où l’Association suisse des banquiers (ASB) était
représentée; fin septembre, elle a mis le projet en consultation. Bâle II sera transposé par ordonnances
du Conseil fédéral et circulaires de la CFB. Les nouvelles règles devraient entrer en vigueur début
2007.
L’ASB approuve sur le principe l’application de Bâle II en Suisse
telle qu’elle est proposée. Tant l’accord lui-même que sa transposition en droit suisse s’efforcent
d’instaurer une différenciation appropriée, en laissant le choix aux banques entre diverses méthodes
d’évaluation de leurs fonds propres réglementaires (menu approach).
S’agissant
du calibrage provisoire, l’ASB a toutefois encore des réserves. Il s’agit de trouver le bon équilibre
entre, d’une part, les avantages d’une réglementation convaincante et crédible et, d’autre part, les
désavantages concurrentiels subis par les banques suisses en comparaison internationale (level
playing field), désavantages qu’il convient de minimiser. Comme l’étude d’impact quantitatif (Quantitative
Impact Study, QIS) en Suisse et la consultation sont concomitantes, l’ASB n’est pas encore en
mesure de prendre définitivement position sur le calibrage et se réserve de le faire ultérieurement.
Nous considérons qu’il est particulièrement crucial d’analyser avec soin, au regard de l’hétérogénéité
de notre secteur bancaire, les effets du passage du statu quo à Bâle II.
La
«structure à double tunnel» (approche standard suisse et approche standard internationale) prévue en
matière de couverture des risques de crédit constitue une solution acceptable, dans la mesure où elle
s’efforce de tenir compte de cette hétérogénéité. Au niveau du calibrage, il convient d’assurer autant
que possible la neutralité des deux approches en termes de concurrence.
S’agissant
des fonds propres supplémentaires prévus, l’ASB accepte que, dans des cas spécifiques, la CFB puisse
exiger des surplus. Elle considère toutefois que le niveau prévu de 20%, qui s’appliquerait à tous les
fonds propres supplémentaires et à l’ensemble du secteur, est trop élevé, et elle rejette le principe
d’une quantification de ces fonds propres supplémentaires pour des raisons politiques et juridiques.
D’éventuels fonds propres supplémentaires sont à justifier au cas par cas et ne sauraient être fixés
ni globalement, ni préalablement.
Avis
aux médias Le texte allemand intégral de la consultation est disponible
sous
www.swissbanking.org/Vernehmlassungen.
Dans notre dernier rapport annuel PDF, vous trouverez des
informations approfondies
sur Bâle
II (p. 8 et suivantes).
| Personnes de contact |
|
|
|
| Thomas Sutter |
James Nason |
| Chef de la communication suisse |
Head of International Communications |
Association suisse des banquiers, Bāle |
Association suisse des banquiers, Bāle |
| Tel. +41 61 295 92 06 |
Tel. +41 61 295 92 15 |
| Fax +41 61 272 53 82 |
Fax +41 61 272 53 82 |
www.swissbanking.org |
www.swissbanking.org |
|