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| Blanchiment d'argent |
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Qu’ est-ce que le blanchiment d’argent?
Le blanchiment d’argent consiste à dissimuler l’origine des capitaux d’origine criminelle en les réinjectant discrètement dans le circuit économique légal. Souvent étroitement associé au trafic de stupéfiants, le blanchiment de capitaux peut également émaner de bien d’autres crimes, comme les détournements de fonds, la corruption, le chantage ou le trafic d’êtres humains, pour n’en citer que quelques-uns.
Que fait la Suisse contre le blanchiment d’argent?
La Suisse a probablement élaboré le dispositif le plus performant du monde pour refouler les fonds d’origine criminelle. La Loi fédérale sur le blanchiment d’argent (qui est en vigueur depuis 1998) oblige tous les intermédiaires financiers (pas uniquement les banques) à vérifier l’identité de leurs clients et à identifier les ayants droit économiques des valeurs patrimoniales qui leur sont confiées (« know your customer »). En cas de soupçon fondé portant sur l’existence d’une opération de blanchiment d’argent, ils doivent immédiatement aviser les autorités compétentes et bloquer les avoirs suspects. Enfin, les établissements bancaires s’appuient depuis plus de 20 ans sur la Convention relative à l’obligation de diligence des banques (CDB), qui inclut les règles du « know your customer ». Cette convention a d’ailleurs ouvert la voie à la Loi sur le blanchiment d’argent. D’autres règles visant à la lutte contre le blanchiment d’argent se trouvent dans le Code pénal suisse et dans les Directives de la Commission fédérale des banques du 26.3.1998. De plus, les deux grandes banques suisses se sont engagées avec neuf autres banques internationales à appliquer les règles concernant l’obligation de diligence à l’échelle globale dans le cadre des « Wolfsberg Anti Money Laundering Principles ».
Pourquoi les fonds de certains chefs d’Etat ont-ils tendance à resurgir en Suisse? Ce pays a-t-il besoin de cette sorte de capitaux ?
La Suisse est le plus important gestionnaire de fortune du monde, si l’on se réfère aux fonds gérés hors du pays d’origine de leurs détenteurs. Le risque qu’un chef d’Etat lui confie son argent est donc relativement élevé. Bien entendu, la Suisse tient absolument à éloigner les clients indésirables ! Qu’il s’agisse de la place financière ou de l’établissement bancaire concerné, l’atteinte portée par ce genre d’affaires à l’image de la Suisse est bien supérieure à la valeur que peut représenter la relation avec la clientèle en question. La Suisse est le seul pays à avoir élaboré et adopté une réglementation détaillée qui régit le traitement des valeurs patrimoniales appartenant à des personnalités politiques de premier plan. Les Etats-Unis et d’autres pays ont d’ailleurs qualifié cette réglementation d’exemplaire.
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